Prière de Taizé

C’est chaque 4e mardi du mois (sauf exception) qu’un groupe de paroissiens vous invite à un temps de prière de Taizé à la chapelle de Mons-Bombaye à 20h00.

 

Bonsoir,

Le prochain temps de prière dans l’esprit de Taizé aura lieu ce
mardi 19 décembre à 20 h à la collégiale
autour de la Lumière de la Paix de Bethléem
.

Allumée dans la grotte de la nativité à Bethléem, la lumière est rapportée à Vienne, puis transmise de main en main partout en Europe. Elle constitue un symbole de paix, que l’on peut diffuser, recevoir ou encore envoyer à un proche.

A travers un geste simple, chacun participe à tisser un formidable réseau de fraternité pour faire de Noël un temps de paix et d’espérance.

 

Seigneur, notre espérance est une confiance.
Nous ne croyons pas à la fatalité de la haine et du mépris entre les hommes,
Nous ne croyons pas à la fatalité de l’indifférence et de l’irresponsabilité vis-à-vis de la Création,
Car nous croyons que l’espérance n’est pas un simple espoir plein d’incertitude,
Mais une façon nouvelle de regarder le monde.

Seigneur,
Toi qui, à la création du monde, a mis la lumière dans la nuit et a dit que cela été bon,
Donne-moi d’accueillir en mon cœur la lumière de cette espérance
Afin qu’elle éclaire chaque jour mes pensées, mes paroles et mes actions.
Donne-moi la force de changer le monde
Que ta lumière change la manière dont nous voyons le monde !
Que ta lumière change la façon dont nous pouvons agir dans le monde !
Pour que notre espérance change le monde !

Amen.

A mardi !

N’hésitez pas à faire circuler l’invitation.

Fabienne

 

Prochain temps de prières le mardi : 23 janvier 2018
 
 

 
 
Pour aller plus loin…
 

Le courage de la miséricorde
Au long de l’été 2015, à Taizé, nous avons cherché comment nous engager dans de nouvelles solidarités, urgentes aujourd’hui. Sur toute la terre, de nouvelles détresses – migratoires, écologiques, sociales – interpellent ensemble croyants des diverses religions et non-croyants.

La violence armée fait de terribles ravages au nom d’idéologies inhumaines. Sans perdre la lucidité, mais en résistant à la peur générée par l’insécurité, notre « pèlerinage de confiance » va continuer. Ceux qui attendent et vivent une mondialisation de la solidarité ont encore plus besoin de se soutenir mutuellement.

Quand la tempête se déchaîne, une maison fondée sur le roc tient bon (Matthieu 7, 24-25). Nous voudrions construire nos vies sur les paroles du Christ – alors notre roc sera fait de quelques réalités d’Évangile fondamentales, accessibles à tous : joie – simplicité – miséricorde. Frère Roger les avait mises au cœur de la vie de notre communauté de Taizé ; elles lui ont permis d’avancer, même dans les moments difficiles. Il les a intériorisées au point d’y revenir jour après jour.
Au cours des trois années qui viennent, ces trois mots accompagneront notre marche. En 2016, nous commençons par la miséricorde, dans le même esprit que l’année de la miséricorde lancée par le pape François.

L’Évangile nous appelle à témoigner de la compassion de Dieu. Voici cinq propositions pour éveiller en nous le courage de la miséricorde.

 
fr. Alois
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L’autre soir avant d’aller dormir, j’ai soulevé un coin de tenture pour voir si la pluie qui tombait depuis le matin avait enfin cessé. Mais dans le faisceau lumineux de la lampe qui éclaire l’entrée, je n’ai vu que des gouttes d’eau qui continuaient à tomber en rangs serrés. Ca ira mieux demain…j’espère.

Le lendemain matin donc, ma première idée à été de soulevé un coin de la tenture pour vérifier.  Et ça avait changé !  Eh oui, la lampe était éteinte …mais il pleuvait toujours.

Et cela a duré toute la journée. Quand je croyais que cela s’était arrêté, c’est qu’il pleuvait moins fort, mais pas pour longtemps, hélas.

Tout mon vocabulaire aurait pu y passer : bruiner, pleuviner, pleuvoter, dracher, pleuvasser ( si, si, cela existe)etc…

Ce soir c’est la prière de Taizé ; comment voulez vous qu’on ait encore envie de sortir avec ce temps là ?  Il a déjà fallu promener Moustique, mon petit chien, et malgré grande cape, capuchon, et grosses chaussures je suis revenue dégoulinante.  Moustique aussi notez bien, lui qui s’ébrouait tous les dix pas. C’est d’ailleurs lui qui a donné le signal du retour.

Taizé ou pas Taizé ?  Je sors ou je ne sors pas ?  Il fait si bon dans mon fauteuil à écouter la pluie frapper au carreau et à la voir dégouliner en longues larmes sur la vitre…

Un ami est venu me chercher : c’est décidé, j’y vais.  Le groupe, souvent les mêmes, se retrouvent dans la petite chapelle qui domine la campagne environnante. Aujourd’hui pas d’arrêt pour admirer le paysage ; de toutes façons il est bouché par les nuages bas et les traînées de pluie.

A l’intérieur, la lumière nous attend.  Des murs repeints de couleurs claires, quelques chaises, l’harmonium, deux grands saints plus ou moins abandonnés là depuis belle lurette, mais surtout dans le chœur la croix de Taizé avec son Christ qui nous tend les bras. Et plein de petites loupiottes qui donnent une petite note de chaleur dans la chapelle.

J’aime cet endroit vieillot et moderne à la fois, je m’y sens bien, entre frères et sœurs venus pour se retrouver et prier ensemble.  Ici, pas d’obligation, celui qui vient c’est parce que son cœur l’y a poussé, parce qu’il ressent le besoin de ce tête à tête avec le Seigneur, loin du bruit, loin de la vie qui se bouscule au dehors, mais ensemble comme une famille.

Oubliée la pluie, je suis heureuse d’être là !

Les chants, ces phrases qui se répètent et se répètent encore, les lectures, les intentions, tout prépare à ce long moment de silence, à ce partage, cœur à cœur avec le Seigneur.

Le temps passe ici étonnement vite, c’est un moment hors du temps.

Quand on sort, miracle ! La pluie a cessé et je retourne le cœur en paix, heureuse d’avoir fait l’effort de venir.

Monique Martin

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