LES CHRONIQUES 2018 DE L’ABBÉ REUL

LA PATATE MIT FIN AUX FAMINES

Au Moyen-Age, les famines furent nombreuses en Europe à cause des guerres continuelles qui ruinaient les récoltes. En Europe occidentale, la famine ne disparut qu’au 18e s.  Cela n’empêcha pas ces Européens d’explorer le monde et d’exploiter les pays colonisés dès le 16e s.

Parmi les nouveautés ramenées en Europe figuraient des plantes qui furent d’un grand secours pour les colonisateurs, notamment la POMME DE TERRE. D’origine Sud Américaine, elle se répandit en Europe à partir de 1525. Les tubercules souterrains gorgés d’amidon, constituent la partie alimentaire. Fournissant 8 fois plus d’hydrates de carbone que le blé, elle fut appréciée. Les guerres des 17e et 18e s. favorisèrent sa propagation en Allemagne, tandis que la France ne l’adopta qu’avec réticence au moment des guerres de la Révolution et de l’Empire grâce à l’ingéniosité du pharmacien militaire Parmentier. Après la famine de 1785, il entreprit une expérience publicitaire de culture de la pomme de terre. Dans nos régions, on découpa la pomme de terre en bâtonnets que l’on fit frire dans la poêle ou cuire dans la graisse: les frites étaient nées. La pomme de terre supplanta progressivement les céréales dans de nombreuses régions du Nord et du Centre de l’Europe, tandis qu’au Sud, le maïs remplaçait le millet et le sorgho.

Le MAÏS est une autre plante ramenée d’Amérique du Sud. Il fut cultivé en Europe surtout pour l’alimentation du bétail. Le maïs est un aliment de choix pour le gavage des oies. Le maïs sucré fut introduit dans l’alimentation humaine. La farine de maïs sert à faire des gâteaux de pâtes et des bouillies comme la polenta italienne. Nous connaissons les pop-corns qui sont des grains de maïs éclatés à la chaleur, sucrés ou salés. La culture du maïs est importante pour l’alimentation humaine.

La TOMATE est un autre légume qui nous vient d’Amérique centrale et du Sud. Le mot qui la désigne est espagnol: il s’inspire d’un mot mexicain. Sa culture est fort répandue et son fruit charnu est consommé sous des formes très variées. Riche en vitamines,  la tomate est tellement présente dans nos cuisines que nous-oublions qu’elle n’est connue en Europe que depuis la découverte du Nouveau Monde.

Mais les colons ne nous ont pas ramenés que de bonnes choses d’Amérique. Ils y ont trouvé le TABAC. Le nom vient de l’espagnol « tabacco » qui l’a emprunté à un langage indigène. Il y en a plusieurs espèces. Le tabac commun donne le tabac à fumer,  à chiquer ou à priser. Ces 2 dernières manières de le consommer n’ont plus cours.  Le succès du tabac conduisit à une consommation excessive qui provoqua des réactions restrictives. De nos jours,  on ne cesse de rappeler la nocivité du « tabac qui tue ».

Lors des invasions des Européens en Amérique,  beaucoup d’indigènes moururent dans les combats: leur équipement militaire était très inférieur à celui des envahisseurs. Ils furent aussi contaminés par les microbes dont les Européens étaient porteurs et ils n’étaient pas immunisés comme eux : beaucoup en moururent. Ils ne pouvaient rien y changer: cela ne dépendait pas d’eux.

Le tabac venu d’Amérique fait mourir beaucoup d’Européens. Ils sont en mesure de réagir et de se défendre. Ils peuvent y changer quelque chose: cela dépend d’eux.

Abbé Auguste Reul

Paru dans le Visé Magazine du 17 avril 2018

SEREZ-VOUS BOUDDHISTE ? (2)

Comparons certains éléments de la sagesse bouddhiste et de la foi chrétienne. Les deux cherchent le salut, le bonheur. Ils le voient très différemment. Ils ont des visions très différentes de l’homme et du monde. Bouddha ne parle pas de Dieu.

Pour le bouddhisme, l’homme n’a pas de consistance et sa vie n’est que souffrance.  Il vit dans un monde qui est une pseudo-réalité négative dont il faut s’extraire.  Il trouve son salut dans le Nirvana, le « tout » dans lequel il se dissout. C’est une issue pessimiste.

Pour le christianisme, l’univers est la création d’un Dieu qui aime et qui pardonne. La morale chrétienne est motivée par l’amour. Les imperfections et les péchés ne mettent pas en cause la valeur de la religion: ils sont les effets des péchés des hommes. Nous en avons honte mais nous croyons au pardon de Dieu et nous nous pardonnons mutuellement. Nous ne sommes capables de vivre l’Evangile qu’avec l’aide du St. Esprit. Il ne s’agit pas d’éteindre tout désir mais de l’orienter vers la seule réalité désirable: Dieu qui comblera le désir profond de l’homme en l’accueillant dans son amour. Le chrétien vit dans la foi en communion avec Dieu grâce au Christ, il vit avec espérance dans l’attente de la plénitude d’un bonheur personnel et éternel.

De nos jours, sous l’influence du Zen, une certaine « méditation » est pratiquée par des chrétiens. Mais ce type de méditation ne coïncide ni avec ce qui est visé par la tradition orientale, ni avec la pratique habituelle occidentale. On emprunte la technique du Zen et l’intention profonde de la méditation chrétienne.

La méditation persévérante bouddhiste cherche à vider l’esprit de toute illusion et de tout raisonnement. Elle est sans objet puisqu’on veut maintenir l’esprit complètement vide de toute pensée. La libération est le fruit du travail personnel du méditant qui ne dispose que de ses propres forces.

Le chrétien qui consacre du temps à la prière se met d’abord en présence de Dieu.  Il écoute ou lit un enseignement religieux (lecture spirituelle) et le rumine dans sa pensée (méditation), Il fixe sa pensée sur celui à qui il parle (Oraison mentale). S’il éprouve le sentiment intime de la présence de Dieu, que sa mémoire paraît perdue, que sa pensée ne raisonne plus, il est entré en contemplation. Celle-ci est une grâce, une expérience mystique. L’Esprit Saint est à l’œuvre dans ces étapes successives: il est le moteur de la prière.

Un dernier mot pour souligner la grande différence entre le bouddhisme et le christianisme sur la destinée finale de l’être humain.

Pour le bouddhisme chacun passe par un cycle de réincarnations successives dans un autre être vivant. Ces réincarnations sont un progrès vers la libération finale ou une régression. Elles sanctionnent la vie qui s’achève. Le cycle ne s’achève qu’avec le vide complet de l’esprit et la dissolution dans le Nirvana.

Pour le chrétien, chaque personne est unique et ne vit en ce monde qu’une seule vie qui se déroule dans une histoire linéaire et s’épanouit dans une éternité heureuse en union avec le Dieu d’amour.

Abbé Auguste Reul

Paru dans le Visé Magazine du 10 avril 2018

 


SEREZ-VOUS BOUDDHISTE ? (1)

Les Occidentaux sont séduits par les spiritualités de l’Extrême-Orient. En pratiquant la méditation bouddhiste, on cherche la relaxation et le bien-être. Certains passent au bouddhisme et en acceptent les doctrines. On peut l’adopter sans être croyant : le Bouddha n’est pas un dieu et il n’a pas parlé de Dieu. Le bouddhisme est une sagesse plutôt qu’une religion. Il implique une conception de la vie, de l’homme et du monde, très différente de la nôtre.

La vie du Bouddha est connue par un récit historique et mythique à la fois. Siddhârta Gautama (6e s. avant le Christ) était prince au Nord de l’Inde. Il a d’abord vécu dans un palais et dans l’illusion. A 14 ans, il découvrit le monde : la maladie, la vieillesse et la mort ; la condition humaine. Il quitta le palais pour chercher le remède à ces souffrances : il pratiqua un renoncement radical, se livra à des longues méditations et finit par être « bouddha », « illuminé », « éveillé ». Il eut la conviction que tous les vivants sont prisonniers d’un cycle incessant de réincarnations, meilleures ou pires, méritées par leurs œuvres de la vie précédente, jusqu’à leur dissolution dans le Nirvana.

Il sut comment se libérer de ce cycle. Sa découverte se résume dans les quatre nobles vérités.

  1. L’existence est faite de souffrance, car rien n’est permanent : c’est un flux incessant de naissances et de morts, aussi au niveau des pensées et des émotions. La réalité est passagère.
  2. L’attachement aux choses, le désir, est la cause de la souffrance. Les actes motivés par le désir maintiennent, de vie en vie, attaché à la réalité illusoire.
  3. Renoncer à s’attacher c’est éteindre le désir et donc la souffrance. Le renoncement fait sortir du cycle des réincarnations.
  4. La pratique de la méditation libère de l’attachement par elle on prend conscience des désirs et de leurs conséquences et on s’en libère. On peut donc arriver au détachement total du monde et de soi qui n’est qu’une illusion de plus.

Le Nirvana est le but ultime. Ce n’est ni un lieu, ni un objet, ni un dieu, ni une grâce. C’est le détachement suprême qui n’est pourtant pas néant. Seuls nos efforts nous permettent d’y accéder. Le salut vient de l’homme et pas d’un autre.

Depuis 20 siècles, un enseignement assoupli s’est répandu dans le monde. Il insiste sur la compassion : un « libéré » sera réincarné pour aider au salut de ceux qui restent dans l’ignorance. Il peut attribuer ses mérites à ceux qui cheminent vers la délivrance. Il est comme la manifestation d’un absolu qui n’est pas un être suprême mais « l’éveil » lui-même, but de tous les êtres. Ceci explique la dévotion à un bouddha.

En se répandant dans d’autres cultures, le bouddhisme a assimilé des traditions et des rites de cultes locaux si bien qu’il existe aujourd’hui une multitude de courant divers dans le bouddhisme.

Depuis une province de l’Inde, le bouddhisme a rayonné sur l’Asie : En Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande, au Tibet, au Népal, en Chine et au Japon. C’est au Japon que les études bouddhistes sont les plus florissantes, les temples les plus impressionnants, les écoles les plus expansionnistes. C’est le cas de l’école du Zen qui a rayonné partout. Le Zen prône des méditations longues, méthodiques et rigoureuses qui expulsent toute pensée pour en arriver à un vide qui est repos et lumière ineffable.       (À suivre)

Abbé Auguste Reul

Paru dans le Visé Magazine du 3 avril 2018

THOMAS L’INCRÉDULE

Lorsque le Ressuscité apparut aux disciples le jour de Pâques, Thomas était absent.  Quand les autres lui parlèrent de cette visite, il se montra méfiant à l’extrême : Il refuserait de croire tant qu’il n’aurait pas touché les plaies du crucifié. Huit jours plus tard, le Christ apparut de nouveau et proposa à Thomas de s’assurer qu’il ne rêvait pas. Surpris, Thomas répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Jésus conclut : « Parce que tu m’as vu, tu crois : heureux ceux qui croient sans avoir vu ». La rencontre se termine donc par une béatitude qui nous concerne puisque, n’ayant pas eu l’avantage de « voir » le Ressuscité, notre foi repose sur le témoignage de ceux qui ont vu, notamment les Apôtres qui furent les témoins de la résurrection du Christ.

Nous fêtons St. Thomas le 3 juillet. A cette occasion, l’office nous fait lire un passage d’une homélie de St. Grégoire le grand sur ce texte d’évangile : « L’incrédulité de Thomas a été plus avantageuse pour notre foi que la foi des disciples qui ont cru ». Cette affirmation est étonnante, car il est bien dit que les autres n’ont pas cru non plus tant qu’ils n’avaient pas vu. Relisons le récit de St. Luc sur l’apparition aux disciples d’Emmaüs. Jésus se joint à eux incognito et fait l’ignorant. Les disciples venant de Jérusalem racontent ce qui y est arrivé à Jésus : « Puissant en parole et en action, il a été livré, condamné et crucifié. Voici le troisième jour que cela s’est passé. Des femmes de notre groupe nous ont bouleversés. Elles ont trouvé le tombeau vide et des anges leur ont dit qu’il est vivant. Certains des nôtres sont allés au tombeau qui était vide, mais lui, ils ne l’ont pas vu ». Ils ne croiront eux aussi, que lorsqu’ils auront vu.

Dans son homélie, St. Grégoire insiste sur un détail : « Ce disciple qui doutait a touché les blessures que son Maître portait dans la chair. En touchant, il est ramené à la foi. En doutant et en touchant, il est devenu témoin de la réalité de la résurrection ». Le saint pape pense que Thomas a « touché » les plaies du Christ. Il est vrai qu’avant l’apparition, il exigeait de pouvoir toucher les plaies. Mais au moment où il se trouve devant le Ressuscité, il est tellement surpris qu’il se contente d’affirmer sa foi en disant : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Il n’est pas dit que Thomas a touché. D’ailleurs, Jésus conclut en disant qu’il a cru après avoir vu. Et la béatitude parle de ceux qui croient sans « voir ».

Les peintres qui ont représenté St. Thomas le montrent face au Ressuscité dont il touche la plaie du côté. Ils ont suivi la lecture du récit qu’en a faite le grand pape du 6e s.

L’évangile de Jean parle 7 fois de Thomas qui ne manquait pas de générosité. Quand les disciples, par crainte des juifs, hésitèrent à suivre Jésus à Béthanie, près de Jérusalem, où Lazare venait de mourir, Thomas les a encouragés : « Allons-y et mourons avec lui.  »

L’activité apostolique de Thomas est connue grâce aux « Actes de Thomas » dont l’essentiel remonterait au 3e s. Ce texte est le plus ancien témoin qui fait de l’Inde le champ missionnaire de l’Apôtre. Emprisonné à 2 reprises, il a été mis à mort à coups de lance.

Selon les chrétiens du Malabar (Etat de Kerala) Thomas serait arrivé en Inde dans l’îlot de Maliankara en 52. On vénère toujours à Mylapore (au Sud de Madras) le tombeau où le corps du saint aurait reposé avant sa translation à Edesse, l’actuelle Urfa au Sud-Est de la Turquie. Des fouilles ont permis de dater la construction de ce tombeau du 1er s. accordant à la tradition un crédit inattendu.

Abbé Auguste Reul

Paru dans le Visé Magazine du 27 mars 2018

 


VARIANTES SUR LA MORT DE JUDAS

Dans le récit de la passion selon St. Matthieu, Judas, apprenant que Jésus était condamné, fut pris de remords, rapporta les 30 pièces aux grands prêtres et alla se pendre. Ce suicide n’a pas permis au remords de devenir « repentir ».

D’autre part, St. Luc, auteur des « Actes des Apôtres », rapporte le discours de Pierre au cénacle après l’Ascension: il fallait remplacer Judas qui « avec l’argent avait acheté une terre, est tombé en avant, s’est ouvert par le milieu et toutes ses entrailles se sont répandues ». Cette description détaillée est une manière classique de présenter la mort des impies: il s’agit d’un châtiment qui suggère la damnation.  Comment Judas en est-il arrivé à trahir son Maître? En fait, tous les disciples ont été déconcertés à l’approche de la passion. Jésus pourtant leur avait clairement annoncé sa passion. Ils s’obstinaient à attendre qu’il inaugure triomphalement un royaume terrestre. Judas, plus que les autres, semble avoir attendu que Jésus se révèle « Messie victorieux ». En le livrant, il aurait voulu l’amener à se défendre en faisant usage de sa puissance pour s’imposer. Il aurait pris sa décision à Béthanie où une femme versa sur la tête de Jésus un parfum très précieux. Devant l’indignation de certains, Jésus déclara: « Elle a d’avance parfumé mon corps pour l’ensevelissement ». C’était une allusion à sa mort prochaine de condamné privé de sépulture. L’acceptation par Jésus de cette mort a provoqué la réaction de Judas: il est allé trouver les grands prêtres pour leur livrer Jésus. Il fut convenu qu’il servirait de guide à la troupe des gardes pour arrêter Jésus. Son baiser permit aux gardes de reconnaître Jésus dans la nuit au milieu du groupe des disciples.

Les évangiles nous parlent de la réaction de Jésus à cette trahison qu’il a lui-même annoncée à la cène: « L’un de vous va me livrer, l’un des 12 qui mange avec moi ». Il en est profondément troublé et déçu. Il ressent en même temps avec douleur la perdition du coupable: « Malheureux l’homme par qui le Fils de l’Homme est livré. Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né ». Mais cette trahison ne fera pas échouer le projet dé Dieu.  Par son intervention,  Judas joue même son rôle. Jésus lui dit: « Ce que tu as à faire, fais-le vite ».  Il n’en juge pas le traître moins coupable: « Vous n’êtes pas tous purs ».

Les évangiles parlent aussi des réactions des autres disciples. Lors de l’arrestation de Jésus, leur première réaction fut violente: Pierre dégaina son épée et frappa. Jésus leur dit de s’abstenir.

Par la suite, les auteurs du Nouveau Testament ont cherché à comprendre. La première explication leur fut suggérée par Jésus lui-même: « Aucun ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, de sorte que l’Ecriture s’accomplisse « . Ils soulignent le fait que la passion accomplissait les annonces bibliques. Ce que dira aussi Pierre à l’assemblée qui doit trouver un remplaçant de Judas: « Il fallait que s’accomplisse l’Ecriture à propos de Judas ».

Le Nouveau Testament parle aussi de possession diabolique au sujet du traître.

En introduisant le récit de la cène,  St. Jean écrit: « Déjà le diable avait jeté au cœur de Judas la pensée de le livrer ».  L’avarice pouvait aussi avoir influencé Judas. Jean souligne la chose dans son récit du repas à Béthanie où Marie verse sur les pieds de Jésus un parfum de grand prix. Judas se scandalise de ce gaspillage. Jean ajoute: « Il parla ainsi, non qu’il eut le souci des pauvres mais parce qu’il était voleur et que, chargé de la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait ».

Pour conclure, disons que le drame de Judas a été de ne pas être revenu à celui qui jusqu’au dernier moment, l’appelait: « Mon ami ».

Abbé Auguste Reul

Paru dans le Visé Magazine du 17 mars 2018

 


PARDONNER PEUT NOUS GUÉRIR

Les sentences prononcées par la justice remplacent l’escalade des représailles.  Suppriment-elles les rancœurs? La réflexion contribue à dédramatiser. La pardon donné au coupable par les victimes peut apaiser, voire guérir, les cœurs blessés.  Mais il n’est pas facile de pardonner.

Pardonner c’est annuler la dette morale contractée par l’offenseur. C’est lui faire un cadeau, un « don-parfait », un « par-don ». Le pardon ne se justifie pas au plan juridique et humain qui exigent le règlement des dettes morales pour respecter le droit et la justice. L’idée du pardon trouve son origine dans la foi en Dieu,  bon et miséricordieux qui pardonne et fait du pécheur une créature nouvelle. Dans la Bible, la loi du pardon entre humains ne s’est imposée que progressivement.

La loi du talion était un progrès: elle exigeait une punition identique au tort causé: œil pour œil, dent pour dent. Elle supprimait la gradation des représailles. La Bible interdit la haine. Elle demande d’aimer l’autre comme soi-même. Bénéficiant du pardon de Dieu, il convient que l’homme pardonne aux autres.

Le Christ fut le témoin de l’amour de Dieu qui se fait une joie de pardonner. Il a réconcilié avec le Père ceux qui, jusque-là, ne le reconnaissaient pas, ne l’aimaient pas, ne le servaient pas. Il a confié à l’Eglise ce pouvoir de pardonner: elle poursuit son œuvre de réconciliation. Le pardon donné est devenu une particularité du comportement chrétien. Jésus a même demandé d’aimer ses ennemis: c’est inouï.  Pardonner est difficile. On n’y arrive pas toujours ni tout de suite. Celui qui a le désir de pardonner est sur la bonne voie.

Le pardon ne conduit à une réconciliation que si l’offenseur demande le pardon,  exprime son regret sincère et la volonté de réparer. St. Paul écrit: « Pour autant que cela dépend de vous, vivez en paix avec tout le monde ».

Celui qui bénéficie du pardon réparera le tort causé: celui qui a pardonné n’est pas sensé accepter le dommage subi. Il s’agit de rétablir la situation. On sait qu’il y a des dommages réparables et d’autres qui sont irréparables : un voleur peut rendre une somme équivalente; un assassin ne peut rendre la vie à sa victime. L’auteur d’un dommage irréparable veillera à faire du bien autour de lui.

Certains estiment hypocrite le recours au sacrement du pardon alors qu’on sait qu’on va récidiver. Evitons la caricature. Chacun a ses fragilités et ses défauts. Un pénitent sincère peut retomber dans le même péché: il prendra conscience, avec humilité, de sa grande faiblesse en même temps que de la grande bonté de Dieu.  Certains disent: « Je pardonne, mais je n’oublie pas ». On ne nous demande pas de perdre volontairement la mémoire, mais de renoncer à la rancune et à la haine. Pour ce faire, prenons du recul et cherchons des excuses.

Il n’est pas sûr que celui qui avoue une faute, regrette aussi de l’avoir commise.  Un voleur peut continuer à se réjouir d’avoir emporté le butin; un assassin à être satisfait de s’être vengé; un débauché content d’avoir pris du plaisir.

Un prêtre fut appelé auprès d’un marin en fin de vie pour entendre sa confession.

Le marin parla de ses visites chez les prostituées dont il était un bon client. Il savait que ce n’était pas bien, mais il ne parvenait pas à le regretter: ces femmes étaient les seules à lui avoir donné de l’affection. Pour l’aider à adopter les dispositions requises pour recevoir le pardon, le prêtre lui conseilla « de regretter de ne pouvoir regretter ».

Abbé Auguste Reul

 

Paru dans le Visé Magazine du 10 mars 2018

 


SUR SAINT JOSEPH

L’imagerie religieuse représente St. Joseph comme un homme âgé. En fait, on ne sait rien de son âge. Il intervient dans les récits évangéliques qui parlent de l’enfance de Jésus. On ne parle plus de lui dans les textes qui concernent la vie publique du Christ. On en déduit qu’il est mort à Nazareth pendant la vie cachée du Christ. On ignore s’il est mort de maladie, de vieillesse ou par accident. Mais s’il est mort à Nazareth, il aura été entouré de Marie et de Jésus au moment de quitter ce monde. Quel bel accompagnement pour ses dernières heures. Il en est devenu le patron de la bonne mort.

Lors de mon premier pèlerinage en Terre Sainte, en septembre 1971, j’ai visité un site de fouilles à Nazareth. Les archéologues avaient ouvert ce chantier dans la propriété d’une personne âgée qui affirmait habiter sur « le tombeau du juste ».  Des religieuses, désireuses d’établir une communauté à Nazareth, avaient souhaité acquérir cette propriété. La dame refusant de quitter les lieux sacrés à ses yeux, accepta d’être prise en charge par les religieuses avec qui elle pourrait continuer à vivre en ce lieu. Les archéologues ont dès lors pu entreprendre des recherches. A 9 m. de profondeur, ils découvrirent un sépulcre de l’époque du Christ : bien conservé, creusé dans le roc, fermé par une grande pierre circulaire. Peut-être la dépouille de Joseph y a-t-elle été déposée. De quel autre juste aurait-on pu vénérer la tombe à Nazareth ?

A Istanbul, en Turquie, dans l’église de l’ancien monastère chrétien du Saint Sauveur -in-Chora, devenue musée sous le nom de Kariye Cami, on peut admirer des mosaïques byzantines du 14e s. qui comptent parmi les plus belles. Elles représentent des dizaines d’épisodes de la vie du Christ et de la Vierge Marie. L’une d’elles, intitulée « le recensement de Quirinius », représente St. Joseph accompagné de 7 jeunes gens que l’on dit être ses fils. Des commentateurs expliquent que Joseph aurait eu ces fils par un premier mariage et qu’il serait ensuite tombé veuf. Ce sont ces fils qui seraient désignés par les évangiles quand ils parlent des frères de Jésus. Joseph aurait épousé Marie en secondes noces.

Comme père officiel de Jésus, Joseph fit entrer Jésus dans la descendance de David.  Il fut le protecteur de la Sainte Famille qui était la cellule dont naîtra l’Eglise.  En 1847 le pape Pie IX l’a nommé patron de l’Eglise universelle. Il a été en outre nommé patron de l’Eglise de Belgique. Le pape Pie XII a fait de lui le patron des pères de famille et le patron des ouvriers. En 1955, il a institué la fête de St.  Joseph ouvrier le 1er mai.  Nous fêtons St. Joseph le 19 mars.

L’église St. Antoine à Leuven (Pater Damiaanplein) est le sanctuaire belge en l’honneur de St. Joseph. C’est l’église des pères de « Picpus ». C’est le nom populaire des religieux de la congrégation des Saints Cœurs de Jésus et de Marie. Le père Damien, l’apôtre des lépreux, était membre de cette congrégation. Son tombeau se trouve dans une annexe de l’église St. Antoine.

Abbé Auguste Reul

 

Paru dans le Visé Magazine du 3 mars 2018

 


QUAND L’EUROPE S’IMPOSAIT

Les Belges francophones font partie de la « Communauté culturelle de langue française ». Cette communauté est « belge » et non « française ». Dans l’Est du pays il y a une communauté « germanophone ».  Elle est « belge » et non « allemande ».

Les francophones font aussi partie d’une communauté plus large: la francophonie.  Celle-ci comprend la France et ses territoires d’Outre-mer, le Québec, la Suisse romande, Haïti, Madagascar et une quinzaine de pays africains.

L’anglais est une autre langue internationale. On le parle en Grande-Bretagne, au Canada, aux U. S. A., en Guyana, en Australie, en Nouvelle-Guinée, en Nouvelle-Zélande et dans une dizaine de pays d’Afrique.

D’autres langues européennes sont devenues internationales: l’espagnol en usage en Espagne, en Amérique centrale et en Amérique du sud (sauf le Brésil); et le portugais parlé au Portugal, au Brésil, en Angola et au Mozambique.

Les historiens tirent cette conclusion: « Les 6 langues internationales sont les langues des anciennes grandes puissances coloniales: l’anglais, l’arabe, l’espagnol, le russe, le portugais et le français ».  Notons que la langue parlée par le plus grand nombre de gens est le chinois mandarin.

Limitons-nous aux langues des pays d’Europe occidentale. Leur usage dans d’autres continents est l’héritage de la présence des européens dans ces contrées à l’époque coloniale qui a commencé au 16e s. par des explorations géographiques et des expéditions militaires et qui s’est prolongée aux 19e et 20e s.

Les Espagnols prirent l’initiative, suivis par les Portugais, les Anglais, les Français et les Hollandais. Des missionnaires faisaient partie de ces expéditions : on voulait convertir les païens et faire concurrence à l’Islam qui avait menacé l’Europe en assiégeant une seconde fois Vienne, la capitale autrichienne, en 1529. Dans ce contexte peu favorable,  l’activité missionnaire ne rencontra qu’un succès limité.  Dès les grandes découvertes du Nouveau Monde, des colonies de peuplement avaient prospéré en Amérique. Au 19e s. l’essor colonial s’est tourné vers l’Afrique et l’Asie. A la fin du siècle,  les Etats non-européens encore indépendants étaient peu nombreux. Le monde était soumis à « l’Homme Blanc » par la force de ses armées et l’usage de ses techniques. Les historiens affirment: « Il opprimait les peuples de couleur, les exploitait pour en tirer sa main-d’œuvre et réprimait férocement toute résistance et rébellion ». Cet impérialisme ne pouvait durer.

Mais cette domination eut des effets positifs pour les peuples colonisés: la paix imposée mit fin aux conflits entre ethnies; une administration rationnelle remplaça l’arbitraire et les désordres fréquents; on intensifia la lutte contre l’esclavage. Nous parlions de l’héritage culturel qu’est la langue des colonisateurs. Bien des peuples les ont adoptées comme langues nationales. Elles devinrent des outils d’unité nationale qui l’emportèrent sur les nombreux dialectes régionaux. Il se produisit chez eux ce qui s’est passé chez nous : le français l’a emporté sur les dialectes locaux.

Les missionnaires annonçaient l’Evangile aux païens. Les colonisateurs comptaient sur eux pour prêcher la soumission. L’Eglise ne pouvait agir que sous la protection des puissances colonisatrices. Ce contexte était peu intéressant. Malgré cela,  dans certaines anciennes colonies il y a aujourd’hui des Eglises chrétiennes importantes. Par exemple, le grand nombre de catholiques se trouve en Amérique Latine.

Abbé Auguste Reul

 

Paru dans le Visé Magazine du 27 février 2018

COHABITATION DIFFICILE

Quand le champ revêtit sa parure printanière grâce au blé qui poussait, les serviteurs dont parle la parabole du blé et de l’ivraie dans l’Evangile selon St.  Matthieu au chapitre 13, s’aperçurent que l’ivraie se pointait en même temps. Ils s’inquiétèrent et en parlèrent à leur maître en l’interrogeant: « N’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ? D’où vient qu’il y a de l’ivraie? » Leur question cache mal leur pensée: ils soupçonnent le maître lui-même d’avoir mêlé l’ivraie au blé. Le maître garde son calme et devine l’origine du problème: « C’est un ennemi qui a fait cela ».

Ce début de parabole contient déjà une leçon. Le champ est l’image de notre monde où le bien et le mal sont mêlés. Beaucoup réagissent comme les serviteurs de la parabole. Non seulement ils soupçonnent le créateur mais l’accusent d’être coupable du mal qui est dans le monde. La réponse du maître convient ici aussi: « C’est un ennemi qui a fait cela ».

Les serviteurs sont pressés de débarrasser le champ de cette ivraie maudite: « Veux-tu que nous allions l’enlever? » Ils sont pressés comme nous le serions: nous supportons mal les choses qui viennent gâcher notre travail et nous brûlons d’impatience tant que l’élément perturbateur n’est pas éliminé. Mais le maître répondit: « En enlevant l’ivraie vous risquez d’arracher le blé en même temps. Laissez les pousser ensemble jusqu’à la moisson ». Un jeune plant est en effet fragile. Il convient de lui laisser le temps de s’affirmer et de gagner en fermeté en se confrontant à l’ivraie qui le menace. « Au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs: enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler; quant au blé,  ramenez-le pour le rentrer dans mon grenier ». La moisson est l’image du jugement:  alors se fera le tri selon la nature de la plante. Le temps de la croissance est pour les serviteurs le temps où la patience est mise à l’épreuve.

Le champ étant l’image du monde, nous sommes appelés à être patients face au mal qui persiste malgré les efforts de la société pour empêcher les méchants de nuire. Elle ne saurait empêcher toute action malfaisante. Elle ne peut intervenir que quand le mal a été fait. La cohabitation du bien et du mal restera difficile. La présence du mal stimulera à agir plus fermement en faveur du bien. On a écrit que dans un pays de gens honnêtes il y a moins de saints que dans un pays où il y a des voyous. Sur le fumier poussent de belles fleurs. Le camp de la mort d’Auschwitz a été le terreau où s’est épanouie la sainteté de Maximilien Kolbe.  La moisson, image du jugement, révèlera ce que chacun de nous sera devenu. Les moissonneurs trieront en constatant la nature des fruits de chaque plante.

La parabole s’applique à tous les humains, notamment ceux avec qui nous vivons. En eux aussi il y a du mal: leurs défauts, les erreurs ou les fautes qu’ils commettent. Ils ont besoin de notre patience et de notre pardon. Le mal est aussi présent en nous et nous sommes heureux de pouvoir compter sur la patience et le pardon des autres.

Enfin, soyons patients avec nous-mêmes: nous ne sommes pas parfaits et cela ne doit pas nous conduire au désespoir. St. Paul lui-même souffrait d’une faiblesse qui l’accablait. Il parle d’une « écharde qu’il portait dans sa chair ». « Un ange de satan est chargé de me frapper pour m’éviter tout orgueil. Par trois fois j’ai demandé au Seigneur de l’écarter de moi. Il a répondu: ‘Ma grâce te suffit, ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse’ « .

Concluons par la prière d’un homme toujours pressé qui ne manque pas d’humour: « Seigneur, donne-moi la patience, mais, je t’en prie, dépêche-toi ».

Abbé Auguste Reul

 

Paru dans le Visé Magazine du 20 février 2018

SATURATION

Une Française expliquait pourquoi elle a renoncé à toute pratique religieuse.  Dans son enfance, elle fut en internat chez des religieuses en Normandie. Elle se souvenait de toutes les pratiques qui y étaient de règle: prières du matin et de soir, avant et après les repas, avant et après la classe, messe quotidienne.  Elle en fut saturée et estima en avoir fait assez pour toute sa vie.

Dans les premières décennies de mon ministère, j’ai souvent entendu le même discours de la part de gens qui avaient fréquenté les institutions catholiques.  Les écoles catholiques que j’ai moi-même fréquentées n’ont pas fait peser des contraintes qui auraient pu me dégoûter de la religion. C’est à l’internat, au séminaire que j’ai le plus ressenti la raideur du cadre dans lequel nous vivions: il fallait une autorisation pour la moindre course en ville; le soir,  il fallait être au lit à 22h. Pour nous aider à respecter l’heure du coucher, on nous coupait tout simplement le courant. (Nous avions alors 20 ans et plus).

Un de nos professeurs que j’estimais beaucoup cherchait à nous convaincre du bien-fondé du règlement: il était conçu pour nous donner des habitudes qui nous faciliteraient la fidélité après le temps de formation. Mais l’internat était un cadre artificiel. Après le séminaire, les bonnes habitudes se sont perdues.

Il serait étonnant que des adultes d’aujourd’hui aient à se plaindre de l’abondance du religieux qui leur aurait été servi dans les institutions. C’est surtout en famille et en paroisse que la religion leur a été proposée. L’argument de la saturation n’est plus valable. Cependant, chez la plupart des jeunes, l’abandon de la pratique religieuse est notoire. Les parents et grands-parents en sont peinés. L’indifférence des jeunes parents et des jeunes adultes est une grande souffrance et un grand souci pour l’Eglise.

La transmission de la foi ne se fait plus comme avant. Dans nos régions, certaines coutumes religieuses restent d’actualité. Il s’agit alors de pratiques accomplies « plus par, coutume que par conviction ».  Cela donne lieu à un grand malentendu étant donné que les sacrements supposent la foi. Les rites ont peu d’effet quand les convictions et l’engagement personnels n’y sont pas. La pratique religieuse et le comportement inspiré par la morale chrétienne sont normalement les conséquences de la foi.

Avec le pape François, veillons à parler de la foi avant de parler de la morale.  Et même quand nous parlons de l’Evangile du Christ, il n’est pas certain que nous soyons compris. Relisons la parabole du semeur dans l’Evangile selon St. Matthieu au chapitre 13 : Le grain tombé au bord du chemin et mangé par les oiseaux est l’image de ceux qui ont entendu la parole du royaume mais ne l’ont pas comprise.

Le même texte compare le royaume à un trésor caché dans un champ. Le laboureur qui l’a découvert le cache à nouveau, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède pour acheter ce champ. Cette décision est l’effet de la joie de la découverte et du désir de posséder ce trésor. Il vend tout parce qu’il a découvert ce trésor et veut le posséder. Inutile de recommander le détachement à celui qui n’a pas découvert le trésor. Prions pour ceux que nous aimons afin qu’ils découvrent le trésor.

Abbé Auguste Reul

Paru dans le Visé Magazine du 13 février 2018

CAUSES DE L’ANTISÉMITISME

L’horreur et l’ampleur de l’extermination des juifs par les nazis ont réveillé les consciences : comment en est-on arrivé là ? Quelles sont les causes de cet antisémitisme monstrueux ?

Les Israélites ont souvent vécu dans des pays où ils rencontraient l’hostilité et la persécution. Dans l’Antiquité, en Egypte, le Pharaon, craignant leur force, les réduisit à la servitude dont Moïse les délivra. Le royaume de David n’a duré que 40 ans. Après le règne de son fils Salomon, le peuple se déchira en 2: le Nord, Israël,  fut envahi après 200 ans par l’Assyrie qui déporta la population; le Sud, Juda, après 350 ans, fut pris par Babylone qui déporta sa population. A leur libération, beaucoup choisirent de ne pas rentrer au pays. Des communautés juives se sont dès lors établies partout. Des pillages et des massacres de juifs eurent lieu à Alexandrie en Egypte et ailleurs dans l’empire romain sous les empereurs Claude et Caligula. Les païens leur reprochaient de ne pas vénérer les dieux protecteurs de la cité où ils vivaient.

L’Eglise chrétienne primitive subit sa première persécution de la part des juifs.  Des textes du Nouveau Testament s’en prennent aux juifs pour avoir exigé la mort du Christ. Des Pères de l’Eglise confirment cet antijudaïsme.

Dans l’Europe chrétienne du Moyen-Age, seuls les juifs ne croyaient pas au Christ.  Leur religion était la cause de leur particularisme: solidaires entre eux, ils se méfiaient des autres qui leur étaient hostiles. Pour protéger les fidèles chrétiens, les juifs « déicides » et « maudits » étaient exclus. Rejetés de l’agriculture, confinés dans le petit commerce et la banque, ils y ont acquis une expérience qui suscitait l’envie. On leur imposait des taxes sévères, leurs droits civiques étaient limités, on leur imposait des tâches humiliantes, on les cantonnait dans des quartiers juifs: les ghettos. On prétendait qu’ils égorgeaient des enfants lors de leurs sacrifices rituels, qu’ils profanaient des hosties consacrées, qu’ils empoisonnaient les fontaines, qu’ils étaient cause de la peste. Ces accusations mensongères attisaient la haine et provoquaient des émeutes: on les brûlait, on les bannit en masse, on les massacrait lors des croisades.

Aux siècles derniers, en bien des régions, ils subirent des vagues de haine et de violences provoquées par des meneurs qui se basaient sur le « Protocole des sages de Sion ». C’était un pamphlet antisémite qui prétendait rapporter la conclusion d’un congrès sioniste qui aurait eu lieu à Bâle en 1897. Ce document était un faux.  Il prétendait décrire la tactique juive pour dominer le monde: se faire une fortune, s’imposer dans les affaires et enfin dans la politique. Ce Protocole fut publié en Russie en 1905. Pour détourner la colère populaire provoquée par sa politique, le gouvernement russe déclencha des émeutes, des pillages et des massacres de juifs, des « pogroms » (en russe po = entièrement; gromit = détruire).  Entre 1884 et 1914, 2 millions de juifs russes et polonais quittèrent l’empire des Tsars.  Hitler a aussi exploité ce « Protocole » pour justifier son projet d’extermination par des raisons racistes. Pour lui, les juifs sont une race inférieure qui cherche à s’imposer à la race aryenne. « L’Holocauste » fut sa solution finale.

Abbé Auguste Reul

 

Paru dans le Visé Magazine du 6 février 2018

 


CHANDELEUR EN QUESTION

La CHANDELEUR est un des 3 noms de la fête du 2 février. Elle célèbre ce que l’évangéliste St. Luc appelle la PRÉSENTATION de Jésus au temple. Cette présentation constitue aussi le 4e mystère joyeux du rosaire. Luc ajoute que c’était « le jour où ils devaient être purifiés » (la mère et l’enfant). C’est pourquoi la fête est aussi celle de la PURIFICATION. Le récit parle du vieillard Siméon qui prit l’enfant dans ses bras et prononça une prière qui parle du petit en disant qu’il est la lumière qui se révèle aux nations. La liturgie exploite ce thème de la lumière en prévoyant une procession aux cierges (chandelles) allumés.  Ceci explique que la fête est aussi appelée CHANDELEUR.

Le texte présente une curiosité. Chez les juifs, la jeune mère devait accomplir un rite religieux pour sa purification. Cela ne signifiait pas que la mise au monde d’un enfant était une faute. Mais l’accouchement s’accompagne de perte de sang qui faisait que la mère contractait une impureté rituelle dont elle devait être purifiée. Mais Luc parle du « jour où ils devaient être purifiés ».

Autre chose étonnante: Luc écrit que  » l’enfant est présenté au Seigneur » en laissant entendre que cela aussi « est prescrit par la loi de Moïse ». Or, cette présentation de l’enfant au temple n’est pas requise par la loi. On pense que Luc veut souligner le zèle avec lequel les parents de Jésus s’acquittent de la tâche qui leur est confiée. L’évangéliste cite même le livre biblique de l’Exode qui dit: « Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur ». Cette consécration n’exigeait pas une démarche au temple, mais comportait le rachat de l’enfant. Le premier-né était considéré comme la propriété de Dieu, il fallait le racheter. Luc confond les rites et les mélange. Peut-être veut-il nous faire penser au petit Samuel qui avait été présenté par sa mère Anne pour être servant au temple de Silo. En remplaçant le rachat par une présentation, il semble faire allusion au Livre des Nombres qui raconte l’intronisation des Lévites, fils de Lévi et desservants du temple, par Moïse dans leur fonction dans le culte (8, 549). Le texte dit que Moïse les a « purifiés » et « présentés ». Cette présentation inaugurait le culte Ancien. Luc veut nous présenter Jésus comme un nouveau Lévite qui vient inaugurer un culte nouveau.

En lisant ce texte, nous ne devons pas nous demander si les choses se sont passées ainsi, mais nous devons chercher à comprendre ce que l’auteur a voulu dire.

En milieu chrétien on a connu la coutume des RELEVAILLES: après l’accouchement, la jeune maman rendait grâce pour l’heureux événement.

La tradition des CREPES est d’origine païenne. Les LUPERCALES romaines, fête du dieu-loup, avait lieu le 2 février. Elle faisait allusion à la légende de la louve qui aurait nourri les fondateurs de Rome. On mangeait des galettes de céréales en l’honneur des divinités. C’était un hommage à la terre nourricière où poussent les céréales. La coïncidence de date a lié cette tradition à la fête chrétienne.

Abbé Auguste Reul

 

Paru dans le Visé Magazine du 30 janvier 2018

DISPUTE DE GRANDS

Les Réformateurs protestants se faisaient une idée pessimiste de l’homme : il serait tellement corrompu par le péché originel qu’il ne peut rien faire de bon pour être sauvé.

L’éminent écrivain humaniste chrétien ÉRASME leur a opposé une vision plus optimiste dans son « Essai sur le libre arbitre »: la question est de savoir si l’homme est en mesure d’accueillir ou de refuser en toute liberté la grâce que Dieu lui offre pour accéder au salut.

LUTHER a répondu par son « Traité du serf arbitre ». Il y parle de la liberté enchaînée, esclave (serf) de l’homme. Il ne voit en l’homme qu’une nature radicalement corrompue paralysée par le péché. L’homme est totalement impuissant. Il ne peut atteindre son salut qu’en s’en remettant en toute confiance à Dieu qui seul lui assure le salut qui n’est en rien l’œuvre de l’homme.

Qui est Didier ÉRASME ? Né à Rotterdam en 1469, il a bénéficié d’une bonne formation humaniste: il apprit le latin, le grec et l’hébreu. Il a été moine pendant 4 ans et a été ordonné prêtre malgré lui. Il n’a guère exercé de ministère. Il a poursuivi sa formation à Paris et à Oxford. Il a vécu à travers l’Europe: à Londres, à Venise, à Rome, à Louvain puis à Bâle. Il s’est fait partout des amis parmi les érudits éminents. Il était un passionné d’Humanisme, ce mouvement culturel de redécouverte de l’art et de la littérature antiques: la Renaissance. Il était un humaniste chrétien. Il s’est consacré à l’étude des textes bibliques dans leurs langues originales. Il a analysé le Nouveau Testament et les écrits des Pères de l’Eglise (les écrivains des premiers siècles) selon les méthodes appliquées aux textes profanes. Il a ouvert la voie à l’exégèse moderne. Il a beaucoup écrit et publié. L’Ecriture Sainte tient une grande place dans son œuvre. Il est favorable à un retour, à l’esprit des origines chrétiennes. Pour lui, les armes du chrétien ne sont ni les sacrements ni l’Eglise visible, mais l’Ecriture que le lecteur interprètera librement sans plus se référer ni à la théologie ni à l’Eglise.  Pour lui, le sacerdoce, la liturgie et les préceptes sont utiles pour les moins instruits. Il va jusqu’à dire que, sous prétexte de religion, on abêtit un peuple que la religion doit éduquer et libérer.

Ses aspirations à un renouveau de vie chrétienne basé sur l’Ecriture et à une réforme de l’Eglise le rapprochent des Réformateurs parmi lesquels on le range souvent. En fait, il a annoncé et préparé la Réforme. Comme les Réformateurs, il a ironisé sur l’Eglise romaine. Après son séjour en Italie, il a écrit son « Éloge de la folie », œuvre d’une ironie mordante à l’égard du pape et des cardinaux avec qui il gardait cependant de bonnes relations. Comme les Réformateurs, il souhaitait que l’Ecriture puisse être lue partout en langue vivante. Il souhaitait que la prédication dise simplement et clairement la vérité chrétienne afin qu’elle soit au service de tous.

LUTHER a mené l’affrontement avec Rome jusqu’à la rupture. ÉRASME n’a pas rompu avec Rome. Il trouvait abominable la manière de faire des novateurs mais il détestait également la façon dont l’Eglise s’enfermait avec opiniâtreté dans ses vieilles traditions. Il est resté dans une position ambiguë travaillant vainement à la paix entre la Réforme et l’Eglise romaine.

 » Peu d’hommes ont eu en leur temps, une autorité intellectuelle et morale comparable à la sienne. Il a été en relation avec tous les grands noms de son temps. Il fut l’objet d’interprétations contradictoires.  » (H-M Féret)

Abbé Auguste Reul

Paru dans le Visé Magazine du 23 janvier 2018

 


JUIVE, CARMÉLITE ET MARTYRE

Nous la fêtons le 9 août. Elle est la seconde patronne de l’Europe. Elle a été canonisée à Cologne par le pape Jean-Paul II. Il s’agit d’Edith STEIN, devenue sœur Thérèse-Bénédicte de la croix.

Nous la sentons proche de nous quand nous savons qu’elle a vécu les quatre dernières années de sa vie aux Pays-Bas, dans la vallée de la Meuse, à Echt, au Nord de Maastricht, près de la frontière belge, en face de Maaseik. C’est là qu’elle fut arrêtée en août 1942. Les évêques hollandais s’étaient élevés contre le sort fait aux Juifs par les nazis. En représailles, les occupants décidèrent d’arrêter tous les religieux catholiques d’origine juive.

Les supérieures du carmel avaient cru la mettre en sécurité en l’amenant de Cologne à Echt la nuit du 31 décembre 1938. C’est à Cologne qu’elle était entrée au carmel cinq ans plus tôt à l’âge de 42 ans. Elle avait déjà été victime de la politique antisémite du régime nazi : elle fut exclue de l’enseignement parce que juive.

Elle avait fait un long chemin depuis sa naissance en 1891 à Breslau, en Silésie.  Cette région était allemande et est devenue polonaise plus tard. La ville a pris le nom de Wroclaw. Edith était la septième et dernière d’une famille juive fervente et pratiquante. Elle n’avait pas deux ans quand son père est décédé. A 15 ans, elle est agnostique. A 19 ans elle était à l’université de sa ville, puis à Göttingen.

A 25 ans elle obtenait le titre de docteur en philosophie. Au cours de ses études, elle a été marquée par des professeurs et des condisciples catholiques. Elle lut « La vie de Sainte Thérèse d’Avila par elle-même » et fut touchée par la vérité qui se dégage de cette sainte réformatrice du carmel. Elle reçut le baptême à 31 ans.  Sa mère en fut catastrophée. Pendant neuf ans elle enseigna la littérature allemande dans une école normale chez des dominicaines à Spire. Elle y partageait la vie des religieuses. Elle accepta la proposition qui lui fut faite : la chaire de pédagogie à l’université de Münster. C’est l’emploi qu’elle perdit par suite des mesures antisémites prises par les nazis arrivés au pouvoir. Elle était consciente de la menace qui pesait sur les juifs et sur elle. Elle parla à sa mère de sa vocation de carmélite et entra au carmel de Cologne où elle prit le nom de Thérèse-Bénédicte de la croix, faisant allusion à la croix qu’elle allait devoir porter avec le peuple juif.  Quand elle fut arrêtée à Echt, elle fut déportée au camp d’extermination d’Auschwitz. Quand Jean-Paul II la canonisa au titre de martyre catholique, on a discuté sur les motifs de sa mort.

Pour être complet il convient de dire un mot sur sa carrière intellectuelle. Elle fut une étudiante brillante dépassant largement ses condisciples. Ses professeurs lui attribuèrent le titre de docteur en philosophie avec un maximum de félicitations. Elle publia de nombreux articles et livres, même après son entrée au carmel. Ses œuvres complètes sont reprises en dix volumes.

Elle était déjà au carmel quand, par obéissance, elle travailla à une œuvre importante sur « Etre fini et être éternel ».  Terminé en 1936, le livre ne pourra paraître qu’en 1951. Un connaisseur, A. A.  Devaux, en a fait l’éloge en disant que « cet ouvrage est un livre majeur de toute la philosophie du XXe siècle ».

Abbé Auguste Reul

Paru dans le Visé Magazine du 16 janvier 2018

 


IDENTITÉ CACHÉE

A son livret qui n’a que 16 chapitres et se lit en deux heures, l’évangéliste St. Marc donne un titre : « Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». En parlant d’Évangile, il ne vise pas son livre, mais la prédication de la Bonne Nouvelle par Jésus et ensuite par les Apôtres. Son livret ne parle que du début de l’aventure de l’Évangile dans l’histoire des hommes. L’Évangile n’est pas seulement un message, mais l’action de Dieu qui s’est manifestée dans le Christ et se poursuit dans le monde.

Marc donne à Jésus les titres de « Christ » et « Fils de Dieu » qui expriment la foi chrétienne. Le livret aidera le lecteur à reconnaître cette double identité de Jésus.

La première partie du livret souligne le rayonnement de Jésus : ses miracles suscitent l’enthousiasme des foules frappées de stupeur et d’admiration. Il accepte d’être considéré comme prophète, fils de David ou Seigneur, mais il impose le silence aux bénéficiaires de ses miracles comme aux démons qui le connaissent, pour éviter une publicité qui le ferait prendre pour un libérateur politique. Il garde secret le titre que le Père lui a confirmé lors de son baptême au Jourdain : « Tu es mon Fils bien-aimé ». Il ne le dévoilera que pendant sa passion. Sa puissance contre le mal et le prestige de sa parole sont reconnus par un large public, mais il est épié par des observateurs sourcilleux de la Loi.

A la question de savoir qui il est, diverses réponses sont données. Par la bouche de Pierre, les disciples reconnaissent en lui le Christ, le Messie. Cette proclamation de foi figure au chapitre 8 : c’est l’événement central qui fait charnière entre les deux parties du livret. Jésus leur ordonne de se taire à son sujet et leur annonce à trois reprises la passion, la mort et la résurrection du Fils de l’Homme (titre repris au livre de Daniel qui signifie qu’il est venu du ciel avec le pouvoir divin sur les nations). Désormais, il se consacre à la formation des disciples et vit dans la perspective de sa mort. Les trois témoins de la transfiguration (chapitre 9) seront aussi les témoins de son agonie. Le dénouement se joue à Jérusalem : le secret est dévoilé devant le sanhédrin qui le condamne à mort pour sa réponse. Le Grand Prêtre lui avait demandé : « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? »Jésus répondit : « Je le suis ».

La réponse finale à la question vient de la bouche du centurion qui se tenait au calvaire. Pour Marc, il s’exprime au nom des païens devenus croyants. « Le centurion qui se tenait là, voyant que Jésus avait expiré, dit: ‘Vraiment, cet homme était Fils de Dieu.  »

« Qui donc est cet homme?  » est la question qui revient tout au long du livret. Les faits, les enseignements et les témoignages rapportés aident le lecteur à donner sa réponse. Marc apporte la réponse des premiers croyants qui furent aussi les premiers témoins. Cependant, il ne suffit pas de répéter cette réponse: il faut encore s’engager sans compromis à la suite de Jésus, toujours à l’œuvre au milieu des hommes.

Abbé Auguste Reul

Paru dans le Visé Magazine du 9 janvier 2018

MOIS DE MAI MOIS DE MARIE

Dans notre UP

Chaque mardi du mois : CHAPELET 

  • 17h00 à l’église Saint Roch de Souverain-Wandre
  • 20h00 à la chapelle de Lorette et/ou au local de la Wade à Visé

Dans la Vallée du Geer

  • 1er mai
    • messe en plein air à 10h00
  • Chaque dimanche à 15h00 : récitation du chapelet
  • Les mercredis et vendredis de mai à 18h00 : messe en plein air à la grotte.

Banneux 

  • 1er mai Ouverture de la saison des pèlerinages
    • 10h30 messe internationale
    • 15h00 Salut et bénédiction des malades
    • 20h00 Procession aux flambeaux

AGENDA AVRIL 2018

Dimanche 15

Au profit de Saint Vincent de Paul Visé, à 15h00, église de Devantt-le-Pont, concert de chorales.

Royal Cercle Choral « César Franck » Visé, et La Chorale « La Chesnaye » Chênée.

Entrée: 8 euros (gratuit en dessous de 12 ans).

Petite restauration à partir de 18h, au Cercle Paroissial de Devant-le-Pont.

Assiettes charcuteries ou fromages, au prix de 12 euros.

Réservation indispensable, avant le samedi 7 avril.

Contacts:

svpvise@gmail.com

– Rina Ghuysens: 04 379 27 49

– Marie-Jeanne Colin: 04 379 32 91 ou 0478 77 60 91

INVITATION AUX JEUNES

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 28 

  • L’Asbl Terres Nouvelles et l’Asbl PAPA vous invitent à leur soirée-souper Unissons-nous pour Haïti

Dimanche 29

Matinée dominicale du 5e dimanche à Sarolay 

SEMAINE SAINTE ET PÂQUES 2018

Lundi 26 mars :

20h00 : Cheratte-Bas : célébration communautaire du SACREMENT DE LA RÉCONCILIATION

Mardi 27 mars :

20h00 : collégiale : Prière de Taizé 

Mercredi 28 mars :
Cathédrale Saint Paul : 18h00 : MESSE CHRISMALE

Jeudi 29 mars :

9h00 : Wandre, Devant-le-Pont, Visé, Sarolay, et… ? : PRIÈRE DES LAUDES

Devant-le-Pont et Cheratte-Hauteurs : 19h30 : MESSE

Vendredi 30 mars :

9h00 : Wandre, Devant-le-Pont, Visé, Sarolay, et… ? : PRIÈRE DES LAUDES

15h00 : CHEMIN DE CROIX à Visé, Sarolay, Wandre, Lanaye, Devant-le-Pont

19h30 : Richelle : CHEMIN DE CROIX suivi de L’OFFICE de la PASSION

Samedi 31 mars :

9h00 : Wandre, Devant-le-Pont, Visé, Sarolay, et… ? : PRIÈRE DES LAUDES

20h30 : collégiale : VEILLÉE PASCALE

Dimanche 1er avril : DIMANCHE DE PÂQUES messes à

9h30 : Wandre suivie du déjeuner pascal au profit de saint Vincent de Paul (inscription à Wandre)

11h00 : Lixhe

19h00 : Visé

CARÊME … CHEMINEMENT 2018

40 JOURS … pour découvrir les différentes facettes de l’ALLIANCE que Dieu nous offre, nous propose …

Contes et légendes …

5e week-end 

« FAIRE ALLIANCE, C’EST AIMER DU FOND DU CŒUR »

 Tellement humain… et puis tellement divin dans sa volonté de glorifier le Père… le Christ se trouve devant le choix ultime : il sait qu’il lui faut mourir pour vivre. Elevée de terre, sa Croix devient notre signe de ralliement.
Libérés de toute peur, guidés par l’Esprit, nous aussi sommes appelés à donner de nous-mêmes pour que d’autres puissent vivre.
Jésus nous ouvre le chemin et va jusqu’au bout du don de sa vie pour les hommes.
Pouvait-il en être autrement sur les routes de l’Alliance ? ».

Faire alliance, c’est reconnaître une union entre plusieurs personnes.
Comme Dieu l’a fait avec nous, c’est se prendre tous par la main.
Comme le Christ l’a fait avec son Père, c’est obéir.
Obéir au sens étymologique : du verbe latin « audire », écouter. S’entendre.
Ne pas oublier que ce n’est pas pour le Christ qu’il y a eu cette voix, mais pour nous.
Et surtout appliquer sans réserve cette maxime : on n’entend bien qu’avec le cœur.
Bref, faire alliance, c’est aimer du fond du cœur ! 

 

4e week-end

« FAIRE ALLIANCE, C’EST PARDONNER »

 Beauté des textes d’aujourd’hui, qui révèlent la tendresse et la miséricorde de Dieu.
Nous savons combien notre péché nous entraîne loin de nous-même.
Mais, aussi loin que nous puissions nous égarer, nous ne serons jamais trop éloignés de Dieu pour qu’il ne puisse nous retrouver et nous ramener à Lui.

 

Il nous faut pardonner.
Et de tout notre cœur.
Dans la prière du Notre Père, nous disons :
« pardonne-nous car nous pardonnons aussi… »
Oui, Dieu seul, en moi, peut pardonner, et ouvrir ainsi les vannes de l’amour.
Le laisserai-je agir… ?
Délier ceux qui nous ont blessés, et nous délier.
Certains pardons sont, ou paraissent, au-delà de nos forces.
Mais, avec la grâce de Dieu, un jour, c’est fait !

Et alors, c’est la Résurrection.

3e week-end

« FAIRE ALLIANCE, C’EST DONNER SA PAROLE »

 

Le premier dimanche de Carême nous a conduits au désert, sur les pas de Jésus.
Dimanche dernier, nous avons gravi la Montagne de la Transfiguration.
Ce dimanche nous emmène au Temple, en ce lieu où l’on rend un culte à Dieu.

Notre chemin de Carême continue et le Seigneur nous accompagne pas à pas.
Il connaît bien tous nos esclavages modernes et souhaite nous en délivrer.
Laisserons-nous sa Parole nous bouleverser pour vivre en profondeur

L’ALLIANCE qu’il a contractée avec tous les hommes.

Dieu veut libérer l’homme de tous ses esclavages, l’histoire du peuple de la Première Alliance en témoigne.
En ce temps de carême, acceptons, à notre tour, de vivre ce chemin de libération en nous tournant humblement vers le Seigneur.
Béni sois-tu, Père, qui nous a fait passer de la mort à la vie en Jésus, ton Fils bien-aimé !
Que cette célébration d’aujourd’hui se prolonge dans nos vies en nous aimant les uns les autres et en aimant nos frères proches ou étrangers.
Mettons, avec Amour, notre parole en pratique.

2e week-end

 

« FAIRE ALLIANCE, C’EST TOUT DONNER »

Peuple de l’Alliance, va danser la vie sur les tombeaux du monde, allons-nous chanter ce dimanche.
Cette vie, la vie de son bien le plus précieux, la vie de son fils, Abraham est prêt à l’offrir à Dieu au nom de sa confiance en celui-ci.
Pour le salut des hommes, par amour pour eux, Le Père offrira aussi son Fils bien-aimé.
Devant nous, deux dons, deux signes de l’Alliance, qui nous invitent à fonder nos vies sur la confiance en Dieu.
Faire alliance, c’est tout donner.

Faire alliance, 
c’est donner son temps, son cœur, c’est se donner. 
Se donner non pas avec des promesses, 
mais dans les faits, les faits de tous les jours. 
Faire alliance, ce n’est pas lever les bras au ciel, 
et tout attendre de l’autre, tout demander à l’autre, 
comme si l’un pouvait tout donner et l’autre tout recevoir. 
On s’use à toujours donner, 
comme on s’épuise à toujours recevoir.
Faire alliance, c’est autant apprendre
à donner qu’à recevoir. 
Quand on aime, il y a une manière de donner et de recevoir, une manière dont, seul, le cœur a le secret.
Faire alliance, c’est s’ouvrir à une autre dimension, 
c’est rêver ensemble, réaliser et vivre ensemble.
C’est partager, et les pleurs et les rires, 
et les coups de corps, et les coups de cœur. 
C’est aller avec l’autre tellement loin 
qu’on est capable d’inventer ensemble une autre terre, un autre ciel.

(d’après un texte de Robert Riber – Mille textes – Ed Les Presses d’Ile de France)

1er week-end 

« FAIRE ALLIANCE, C’EST PROMETTRE »

C’est le jour de reprendre un chemin d’initiation, nous n’avons jamais fini d’être Chrétiens.
Ce temps de carême est un temps propice pour nous mettre en route fort de cette alliance, Dieu fait Alliance avec nous et Jésus nous annonce l’Alliance de Paix.
Dieu veut que l’humanité soit partenaire de ses deux grands projets : création et salut.

Nous te rendons grâce, Père, pour le temps du repentir et de la libération.
Aide-nous à marcher dans la certitude de ton Amour.

Mercredi des Cendres 

« FAIRE ALLIANCE C’EST ECOUTER »

« Ce n’est pas dans les régions lointaines qu’on trouve ce que le Seigneur demande de nous : c’est à l’intérieur de notre cœur qu’il nous envoie. » Saint Césaire d’Arles éclaire bien par ces mots ce qui se passe en ce jour du mercredi des Cendres
(extrait de la newsletter du 14 février de « La Croix »)

Écoute, l’entends-tu ?
Surtout, ne fais pas de bruit…
si, si, il est là, juste à côté de toi :
en silence, mais il te suit partout.
Et même s’il reste discret pour ne pas te perturber,
pour te laisser faire tes expériences, il est là.

Un chant pour nous accompagner :

Peuple de l’alliance G 244

  1. Peuple de l’alliance, ton Dieu te fait signe (bis)
    Marche à la suite de Jésus ! Va crier son nom,
    sur les chemins du monde (bis)
  2. Peuple de l’alliance ton Dieu te réveille (bis)
    Passe la mer avec Jésus ! Va creuser ta soif
    dans les déserts du monde (bis)
  3. Peuple de l’alliance ton Dieu te pardonne (bis)
    Prends la lumière de Jésus ! Va semer l’amour
    dans les hivers du monde (bis)
  4. Peuple de l’alliance ton Dieu te libère (bis)
    Porte ta croix avec Jésus ! Va planter la paix
    aux carrefours du monde (bis)
  5. Peuple de l’alliance ton Dieu t’illumine (bis)
    Passe la mort avec Jésus ! va danser la vie
    sur les tombeaux du monde (bis)
  6. Peuple de l’alliance ton Dieu est ta force (bis)
    Ouvre tes portes avec Jésus ! Tu vivras d’Esprit
    aux quatre vents du monde (bis)

CARÊME DE PARTAGE : « ENTRAIDE ET FRATERNITÉ »

Article pour les journaux paroissiaux

Avec les femmes du Congo et du Burundi,
semons le monde de demain !

À l’est du Congo et au Burundi, c’est la petite agriculture qui nourrit les familles. Elle représente la principale source de revenus et fournit les moyens d’existence à 80 % de la population.

Mais dans cette région, les paysans, ce sont surtout des paysannes ! Comme dans beaucoup d’autres pays, ce sont, en effet, les femmes qui produisent la majorité des denrées alimentaires destinées à la consommation des ménages… Ironie du sort, ce sont elles aussi qui se retrouvent pourtant largement sur-représentées parmi les 868 millions de personnes qui, aujourd’hui, souffrent de la faim dans le monde.

Pour faire changer cette situation, il faut soutenir la petite agriculture paysanne, valoriser les femmes et renforcer les associations paysannes. En bref, créer des solidarités vivantes entre les femmes et les hommes d’ici et d’ailleurs !

C’est dans cet esprit que la campagne du Carême de Partage d’Entraide et Fraternité veut attirer l’attention, cette année, sur la situation de ces femmes dans la région de l’Afrique des Grands Lacs. Ces dernières, malgré les innombrables obstacles qu’elles doivent affronter, continuent à avancer, debout et dignes, pour semer les graines d’un monde plus juste et plus fraternel.

Le Carême, ce temps privilégié dans nos vies pour se rapprocher de Dieu et préparer Pâques, est aussi un temps où nous sommes invités, comme les femmes du Burundi et de la RD Congo, à « être des semeurs ».

Sur les terres de nos paroisses et de nos communautés, osons le changement, laissons-nous décoiffer et transformer par le souffle étonnant, imprévisible et détonant de l’Évangile qui transforme le monde. Semons des paroles et des actes d’espérance.

Aux côtés des femmes et des hommes du Sud Kivu, du Burundi ou de Belgique, renforcés par l’écoute attentive de la Parole, osons prendre la route qui monte vers Pâques en travaillant toutes et tous à une Terre qui tourne plus juste.

Les collectes

Temps forts du Carême de Partage de toute l’Église de Belgique, les collectes pour soutenir les paysannes et paysans des pays du sud à sortir de la pauvreté ont lieu les 10-11 mars et 24-25 mars 2018. Vous pouvez aussi verser votre don directement sur le compte BE68 0000 0000 3434 d’Entraide et Fraternité (attestation fiscale pour tout don de 40 € minimum par an).

Grâce à votre engagement et votre solidarité lors du Carême de Partage, des milliers de paysans et paysannes touchés par la faim au Burundi et en RD Congo prendront part à la fête de la Résurrection du Christ.

Merci pour votre don.

Bon Carême à toutes et à tous.

Plus d’informations sur www.entraide.be ou sur la page Facebook d’Entraide et Fraternité

Petit plus …

Écoute et tends l’oreille, la Parole t’appelle !

Voilà que nous entrons à nouveau en Carême.
Nous y sommes habitués, chaque année il revient.
Nous oublions parfois qu’il invite à l’Alliance
Celle d’hier, d’aujourd’hui et celle de demain.

Nous sommes invités à ouvrir nos oreilles
À la Parole de Dieu qui sans cesse nous appelle,
À arrêter nos pas pour nous mettre à l’écoute
De l’Esprit qui murmure la route à accomplir.

Nous pouvons voir, parfois, l’arc en ciel dans les nuages.
Le noir se fait épais et laisse découvrir
Les teintes irisées de toutes les couleurs
Annonçant la venue du beau temps espéré.

L’Alliance était hier, mais encore aujourd’hui.
Elle appelle à mieux vivre l’Évangile de Dieu.
Elle tourne nos regards sur le pont à passer
Afin de reconstruire nos vies trop encombrées.

Une voie est ouverte : celle du Christ.
Sa voix nous interpelle depuis notre baptême :
Laisse là tes idoles, laisse là l’immédiat
Creuse en toi malgré tout le chemin qui fait sens.

Pas d’Alliance sans confiance,
Pas de salut sans foi :
L’alliance avec le monde, la foi en l’avenir.
Dieu nous promet un bonheur sans fin le bonheur espéré
Si nous avons souci de nos frères affligés.

L’alliance ne rime pas avec l’enfermement
Provoqué qu’il serait le « donnant-donnant ».
Le Christ s’en est allé jusque dans les enfers
Pour délivrer Adam et toute l’humanité.

Voilà que, de nouveau nous entrons en Carême.
Il nous propose encore de vivre dans l’alliance.
La peur n’a pas de place, Dieu nous fait la promesse
D’être là près de nous en suivant l’arc en ciel.

Écoute et tends l’oreille, la Parole t’attend.
Prends le temps de la lire et de l’entretenir.
Le temps qui t’est offert te devient une chance
D’accueillir Dieu, ton Père, qui sans cesse t’appelle.

Louis-Michel RENIER
(Fiches dominicales)

 

 

Carême 2018 : contes et légendes

FAIRE ALLIANCE

            -Bonjour, dit Dieu.

            – Bonjour, répond l’enfant.

            – Je suis là, dit la voix, près de toi…

            – Qui es-tu ? dit l’enfant.

            – Je suis Dieu.

            – Viens me rendre heureux, demande l’enfant.

            – Je ne peux pas, dit Dieu. Nous n’avons pas fait alliance ensemble.

            – Qu’est-ce que cela veut dire « faire alliance » ?

            – C’est une chose très belle dit Dieu. Cela veut dire : « lier sa vie avec la vie d’un autre. »

            – Oui, dit Dieu. Tu es un petit garçon tout seul ; tu vis comme si tu n’avais besoin de personne. Je ne suis rien pour toi. Mais si tu fais alliance avec moi, nous serons heureux ensemble. Je te donnerai ma vie, tu me donneras la tienne. Tu seras pour moi unique au monde et je serai pour toi unique au monde. Ta vie est triste, mais si tu fais alliance avec moi, ta vie sera ensoleillée. Tu reconnaîtras ma présence dans le monde. Il y a des paroles qui te parleront de moi ; il y a des gestes qui te feront penser à moi. Comme le blé mûr rappelle tes cheveux dorés, quand tu verras l’amour quelque part, tu te diras, c’est Dieu ; et ta vie deviendra la mienne, une vie d’amour. S’il te plaît, fais alliance avec moi !

            – Que faut-il faire ? demanda l’enfant.

            – Il faut se rencontrer, dit Dieu, pour se regarder, pour s’écouter, pour se comprendre, pour se connaître, et tu découvriras que je t’ai donné ma vie, et tu me donneras la tienne, et nous marcherons ensemble, et nous nous aimerons ensemble.

            – Mais comment se rencontrer ? dit l’enfant.

            – C’est simple, dit Dieu. Il y a la prière : tu me regardes avec ton coeur et je te regardes ; tu m’écoutes dans ton coeur et je t’écoute. Il y a aussi mon fils Jésus : quand tu entends sa Paroles, quand tu regardes ses gestes, c’est ma Parole, ce sont mes gestes. Il y a mon peuple, l’Eglise. Et puis, tu sais, je suis partout dans le monde : si tu me connais bien, tu me rencontreras en rencontrant les hommes; tu me connaîtras car je suis dans le coeur de chacun, surtout avec les plus pauvres qui ont besoin de toi. Tu me reconnaîtras. Car tu sais, on ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux. »

            – L’essentiel est invisible pour les yeux, répète l’enfant.

            – C’est le temps que tu perdras pour moi qui fera la richesse de notre alliance. S’il te plaît, fais alliance avec moi !

                                                                                                                         D’après Soeur Anandi,

            Citée dans : Il était une foi, CRJC, Liège.


LA LÉGENDE DE L’ARC EN CIEL !

Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se mirent à se disputer.  Chacune prétendait qu’elle était la plus belle, la plus importante, la plus utile, la préférée ! Elles se vantaient, à haute voix, chacune étant bien convaincue d’être la meilleure.  Le bruit de leur querelle se faisait de plus en plus grand.

Soudai, un éclair d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel, accompagné de roulement de tonnerre. La pluie commença à tomber à torrents sans discontinuer.  Effrayées, toutes les lumières se tapirent et se rapprochèrent pour chercher un abri les unes près des autres.

La pluie prit la parole : « Stupides créatures qui vous battez entre vous, chacune essayant de dominer l’autre, ne savez-vous pas que c’est Dieu qui vous a faites toutes, chacune dans un but particulier, unique et différente ?  Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous toutes.

Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous étendre à travers le ciel en un magnifique arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes, que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une promesse qu’il est avec vous, et comme un signe d’espérance pour demain. »

Ainsi, chaque fois que Dieu envoie une pluie pour laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel, et quand nous l’apercevons, nous devrions nous rappeler qu’il veut que nous sachions, nous aussi, nous apprécier les uns les autres et le louer de notre merveilleuse complémentarité …

(Légende indienne)

WE de la PAROLE DE DIEU

UN WE AU RYTHME DE LA PAROLE DE DIEU !

UN PROGRAMME RICHE, DES EXPÉRIENCES À VIVRE !

ET DE MULTIPLES MANIÈRES, PARFOIS ORIGINALES,
D’ABORDER LE TRÉSOR DE LA BIBLE.

Herstal, Visé, Blegny, Dalhem, Oupeye

SAMEDI 10 MARS : 

ROCLENGE 17h (église) : Conférence

« La Parole de Dieu dans la liturgie »

suivie de la célébration de la Parole, Lucernaire, par Philippe Robert, compositeur, auteur, enseignant, liturgiste

LUNDI 12 MARS : VISE 20h Collégiale,

« L’Eglise a-t-elle trahi la Bible au cours de son histoire ? »

par Eric de Beukelaer, vicaire épiscopal.

VENDREDI 16 MARS

  • HERSTAL 18h30 (Foyer), rue Largevoie,

Partage du Casse-Croute

  • HERSTAL, 20h (Temple protestant, rue du Temple), Conférence de J.P. PIRE

« Le Notre Père »

  • HERSTAL, 22h (Jusque 22h le samedi) ,

« Les 24 h de la Bible ».

Lecture continue de l’Evangile et les psaumes.

SAMEDI 17 MARS :

  • Prière des laudes à 9h dans les églises de HERSTAL St-Lambert, WONCK St Lambert, HACCOURT St-Hubert, VISE Collégiale, WANDRE Saint-Etienne, HOUSSE St Jean-Baptiste, DALHEM St-Pancrace
  • VISE 14h-18h (Collégiale),

« La Bible enjeux, en jeu »

  • HERSTAL 14h30 (salle Francois Braghini),

« Conter la Parole »
avec Joëlle Pisciceli et Pierre-Paul Delvaux

(Pour enfants et jeunes et familles), rue st Lambert, 3, suivi d’un goûter convivial.

  • HERMEE 16h :

« Parabole, la Parole en Parabole »
par le Théâtre buissonnier, Eglise St-Jean Baptiste, rue de la Tour,

suivi d’un goûter convivial.

 

  • HERSTAL 17h :

Chanter, danser la Parole,
par la communauté africaine, (salle Francois Braghini, rue st Lambert, 31)

 

  • BLEGNY 17h : Eglise Ste Gertrude,

Eucharistie dominicale avec Parole partagée

 

DIMANCHE 18 MARS :

  • HERSTAL 9h-10h30

Partage d’Evangile, Enfants et adultes
(salle Francois Braghini), rue st Lambert, 31.

  • BARCHON 9h30 Eglise St Clément,

Eucharistie dominicale avec Parole partagée,

  • MORTIER 11h Eglise St Pierre,

Eucharistie dominicale avec Parole partagée,

  • HERSTAL 12h

Pain-Saucisse, au Foyer

  • VISE 14h-18h00, (Collégiale)

« La Bible enjeux, en jeu »

  • VISE 19h Collégiale :

Office de louange autour de la Parole. (Taizé)

 

AGENDA FÉVRIER 2018

Dimanche 4

  • Wandre : à la suite de la messe de 9h30 nous remercierons l’Abbé Michel Wilderjans pour les années passées dans notre unité. Il a été nommé curé de l’unité pastorale d’Herstal.

Mercredi 7

  • Rencontre caté profession de foi 1re et 2e année : lieux et heures habituels

7 et 8

  • Session théologique à Spa-Nivezé

Vendredi 9

  • 14h30 commission baptêmes

Mercredi 14

  • messe des Cendres 
    • 10h00 à la Collégiale – Visé
    • 19h30 à Wandre

 

Samedi 17

Invitation de la communauté de Souverain-Wandre 

 

 

 

 

 

 

Lundi 19 

  • réunion des catéchistes PF 2e année à 20h00 chez Fabienne
  • 20h00 Réunion pour la Fabrique d’église de Visé

Mardi 20 

  • 16h00 : au collége rencontre enfant 1re communion Visé et Devant-le-Pont
  • Récollection diocésaine à Banneux

Mercredi 21 

  • réunion des catéchistes PF 1re année à 13h30 au container
  • 20h00 Rencontre avec la communauté de Wandre 
    • En route ! 
      
      L’équipe pastorale de notre UP, fraîchement nommée par notre évêque, a choisi de partir à la rencontre de chacune de nos communautés pour vivre un temps d’écoute, de réflexion et de partage à propos de ce qui se vit au niveau local dans nos communautés. Après la visite de toutes nos églises avec les responsables de l’évêché en novembre dernier, nous avons déjà eu l’occasion, il y a quelques semaines, de nous rendre à la Xhavée et nous voudrions au cours des prochains mois poursuivre l’aventure. Il s’agit pour nous de faire sereinement et lucidement le point sur la réalité de la vie paroissiale locale, les joies, les réussites, mais aussi les difficultés, les soucis et les inquiétudes. C’est le moment aussi de d’exprimer « ce qu’on a sur le coeur», les tensions, les incompréhensions qui empoisonnent parfois les relations. Mais avant tout, c’est un temps « entre chrétiens » d’une même communauté qui essayent humblement d’être fidèles à leur baptême, témoins de la joie, de l’espérance et de la paix que seul le Seigneur peut donner. Nous sommes donc tous invités, que nous ayons un engagement paroissial ou non, à participer à cette assemblée.: En ce mois de février ce sera la communauté de Wandre Saint-Etienne qui sera ainsi « visitée »: La rencontre aura lieu ce mercredi 21 février à 20h à l’église de Wandre, Bienvenue à tous!
Pour l’équipe pastorale, José Gierkens, Doyen

Jeudi 22

  • Cheratte-Hauteurs à 20h00 au presbytère : L’ancien testament

Vendredi 23

  • 20h00 : soirée de préparation au mariage à la collégiale

Samedi 24

  • Devant-le-Pont : rencontre-eucharistie « KTmesse » de 17 à 19 heures pour la 2e année de préparation à la profession de foi.

Dimanche 25

  • Collégiale : matinée communautaire en UP de 9 à 12 heures

Mardi 27

  • 9h30 réunion de l’équipe pastorale
  • 20h00 Prière de Taizé à la collégiale

mercredi 28

  • rencontres « caté » profession de foi : 1re et  2e : heures et lieux habituels