Prières

 

En ce début d’année scolaire …

Incroyable, le chemin que je laisse derrière moi !
Tantôt éprouvant, tantôt enchanté,
Sentier de montagne ou chemin de vallée,
Un parcours parsemé d’épreuves et de joies !

Je me sens comme en randonnée de montagne,
Tout près d’atteindre le sommet.
Le soir de la Saint Sylvestre, je regarde en arrière :
J’entends des cloches tinter d’un son guilleret.
Et les feux d’artifice paraissent bien petits dans ce lointain infini…

De l’autre versant, j’avance sans regrets,
Par une piste étroite, dans la nouvelle année.

Merci Seigneur, pour cette année écoulée.
Avec ce qu’elle m’a apporté et ce que j’ai dû quitter,
Elle marquera ma mémoire de souvenirs animés.

Donne, ô Seigneur, à tous les hommes de la terre
La force et le courage de marcher en ta présence
Et que chaque jour de l’année qui commence
Présente à notre monde un peu plus de ta lumière.

 

D’après Hans Orths
(La vierge des Pauvres Banneux N.-D. revue trimestrielle n°1 janvier à mars 2015)

 

 

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Nos absents nous accompagnent.

Où s’en vont ceux qui nous manquent ?
Nous accompagnons leur corps jusqu’en terre et puis après ?…
Nous fleurissons leur mémoire,
Nous leur parlons comme s’ils étaient encore là, quelque part, inaccessibles mais présents, bienveillants et sages.
Que ne donnerait-on pas pour une réponse, un conseil de leur part, un mot pour dire… « je veille sur vous » ?
Et il nous suffit de les évoquer pour qu’ils nous sourient dans notre plus beau souvenir, de leur visage le plus lumineux.
Nos absents nous accompagnent. On ne peut rien leur cacher, puisqu’ils nous regardent avec nos propres yeux.
Ceux qui nous manquent remplissent le vide de leur absence par une présence silencieuse et tendre.
Toujours disponibles, ils sont auprès de nous, derrière nos paupières closes, dans les moments de doute ou de peur, dans les joies profondes.
Dans la douleur de les avoir perdus, il y avait cette impuissance à les retenir, à les aider, à les accompagner.
Dans le chagrin de leur absence, on a le sentiment d’être guidés par eux, de leur conférer un rôle qu’ils n’ont jamais ainsi perdu.
En fermant les yeux, ils nous laissent leur regard, à la façon d’une boussole.
Le chagrin n’est pas le revers de l’amour.
Mais c’est encore l’amour.
Qu’il serait « triste de n’être plus triste sans eux… »

Si l’on devait faire le portrait du bonheur,

Il aurait parfois le visage du chagrin
Mais aussi la quiétude bienveillante de ceux qui nous ont quittés,
et qui continuent à veiller sur nous tendrement.
C’est une image apaisante pour s’endormir, pour s’orienter,
Ou se perdre dans leur sourire.
Il y a un peu d’infini dans cet amour-là.
L’absence n’est pas un vide.
C’est aussi de l’amour qui nous accompagne.
Servir encore, être utile à quelqu’un…
Un beau destin pour nos absents…

Yves Duteil

(Panorama 2003)

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